Suis-je diabétique ?
Légers malaises, fatigue, stress… Ces petits soucis quotidiens cachent-ils l’avancée d’un diabète ? Le diabète de type 1 est d’apparition brutale et incontournable, se traduisant communément par des symptômes tels que soif et faim intense, urines abondantes, amaigrissement, fatigue importante. Au contraire, le diabète de type 2 évolue de façon beaucoup plus sournoise et peut rester silencieux, insoupçonné, de nombreuses années. Plus d’une personne sur deux ne prend conscience de son diabète que par l’apparition de complications. Mais comment prévoir dans ce contexte l’existence du diabète ?
Seul un bilan sanguin prescrit par un médecin peut dévoiler le diagnostic. Depuis 1999, l’ALFEDIAM et l’ANAES ont adopté les données de l’OMS en termes de critères diagnostiques du diabète :
- vous êtes diabétique si votre glycémie à jeun est supérieure à 1.26g/litre, mesurée à deux reprises ; ou supérieure à 2g/litre deux heures après une prise orale de 75g de glucose.
- vous n’êtes pas diabétique si votre glycémie à jeun est inférieure à 1.10g/litre.
Mais que penser de valeurs de la glycémie à jeun comprises entre 1.10g/litre et 1.26g/litre? Elles traduisent une hyperglycémie modérée à jeun qui n’est pas systématiquement destinée à évoluer en diabète. Une glycémie à jeun inférieure à 1,26g/litre, mais comprise entre 1,40g/litre et 2g/litre deux heures après l’absorption de 75g de glucose, traduit une intolérance au glucose.
Pour ces deux derniers cas, même si l’on ne parle pas de diabète, on constate un «risque artériel majoré». En effet, l’accumulation de glucose dans le sang est responsable d’atteintes des nerfs et des petits vaisseaux sanguins dans le cas du diabète avéré, mais provoque déjà , pour des valeurs inférieures de la glycémie, des dommages au niveau des gros vaisseaux sanguins. Cependant, avant même d’envisager un bilan sanguin, certains facteurs doivent vous «mettre la puce à l’oreille».
Ai-je des risques de développer un diabète de type 2 ?
Il n’est bien sûr pas envisageable de pratiquer un dépistage du diabète sur l’ensemble de la population. Un certain nombre de critères sont retenus comme constituant les facteurs de risque essentiels du développement d’un diabète de type 2. Ainsi, chez toute personne présentant plusieurs facteurs de risque associés, il est primordial d’instaurer un suivi rigoureux de la glycémie mais aussi de rappeler certaines règles hygiénodiététiques essentielles.
Quels facteurs de risque ?
Le surpoids et les antécédents familiaux sont les premiers indicateurs du risque de diabète de type 2. Si le facteur de risque génétique est indiscutablement identifié dans le diabète de type 1, il n’en va pas de même dans le diabète de type 2 où aucun gène n’a pour l’instant été mis en cause. Cependant, si dans votre famille proche (père, mère, frère ou sœur) des diabétiques ont été diagnostiqués et que la tendance familiale est à l’embonpoint, vous avez 50% de risques supplémentaires de développer vous même un diabète. Particulièrement si votre poids dépasse nettement la valeur de votre poids idéal de santé et que votre activité physique est limitée. La plupart des personnes atteintes d’un diabète de type 2 ont un indice de masse corporel ou IMC, supérieur à 25. Or, l’excès de graisse, surtout au niveau du ventre, gêne l’action de l’insuline que le pancréas s’épuise à produire.
Vous consultez et vous avez des doutes ? Pensez à signaler à votre médecin traitant les cas de diabète ou d’obésité de votre famille. N’hésitez pas à évoquer avec lui vos antécédents personnels d’hyperglycémie, suite à une contraception orale, ou une grossesse (diabète gestationnel). Mentionnez le poids de vos enfants à la naissance, surtout si celui ci dépassait 4kg.
Enfin, hypertension artérielle et diabète ne font pas bon ménage et s’associent pour dégrader le système cardiovasculaire. Soyez vigilant, il n’est jamais trop tard pour lutter contre la survenue du diabète et agir pour sa propre qualité de vie.
Si j’ai des risques, que faire ?
Vous connaissez vos facteurs de risques et désirez agir. Il est possible de combattre le diabète par des mesures de prévention simples mais néanmoins efficaces. Les complications sont évitées et la prise de médicaments retardée dés lors que le mode de vie s’améliore.
Perte de poids et activité physique régulière sont la base d’une glycémie maîtrisée. Lutter contre la sédentarité, une alimentation excessive ou trop grasse vous semble impossible ? Votre médecin peut vous conseiller ou vous orienter vers une diététicienne/nutritionniste qui vous guidera dans votre démarche. Bien s’alimenter, de façon saine et régulière apporte confort et bien être et n’est pas forcément synonyme de restrictions draconiennes ! De même, l’activité sportive ne sera envisagée qu’après un bilan de santé et en fonction des capacités de chacun.
Un dépistage systématique et régulier à partir de 40 ans, chez les personnes qui présentent des facteurs de risques assure la mise en évidence précoce d’un éventuel diabète dont la prise en charge limitera les complications. Dites non à la cigarette. Car le tabac ajoute son action à celle d’une glycémie trop élevée et accélère le vieillissement des artères et des vaisseaux. L’association tabac/diabète multiplie le risque d’infarctus et d’artérite des membres inférieurs, responsable de bon nombre d’amputations. Aujourd’hui, de nombreux procédés sont à votre disposition en pharmacie pour arrêter de fumer : timbres à coller, gommes à mâcher ou pastilles sont autant de solution qui font leurs preuves pour un sevrage réussi.
Calcul de l’IMC : l’indice de masse corporelle correspond au calcul : IMC = poids(kg)/taille (m)2
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IMC et risque pour la santé |
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CLASSIFICATION |
IMC (kg/m2) |
RISQUE |
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Poids insuffisant |
Moins de18,5 |
Accru |
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Poids normal |
18,5 Ã 24,9 |
Moindre |
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Excès de poids |
25 Ã 29,9 |
Accru |
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Obésité de classe I |
30 Ã 34,9 |
Elevé |
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Obésité de classe II |
35 Ã 39,9 |
Très élevé |
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Obésité de classe III |
40 et plus |
Extrêmement élevé |
Remarques : Chez les personnes de plus de 65 ans les valeurs « normales » le l’IMC peuvent déborder vers le valeurs d’« excès de poids ». Les personnes malades ou les athlètes ne doivent pas se fier à ces valeurs. Ce calcul ne concerne pas les personnes de moins de 18 ans, les femmes enceintes ou allaitantes.
Les associations
Association Française des Diabétiques (A.F.D) 58 rue Alexandre Dumas – 75544 PARIS Cedex 11 Tél : 01 40 09 24 25 Site : www.afd.asso.fr
Alô Diabète (crée par l’A.F.D) Tél. : 01 40 09 68 69 : du lundi au vendredi, de 9h à 18h, des professionnels répondent aux questions des interlocuteurs, et apportent une information de qualité pour mieux vivre avec le diabète.
Aide aux jeunes diabétiques (A.J.D) 17, rue Gazan – 75014 PARIS Tél. : 01 44 16 89 89
Ligue des diabétiques de France (L.D.F) 37, rue Norman-Prince – 64000 PAU Tél. : 05 59 80 29 52
Maison du diabète : centre d’information et de documentation 124, rue Raymond Derain – 59700 MARCQ EN BAROEUL Tél. : 03 20 72 32 82
Association Formation Diabète Et Sport (A.F.O.D.E.S) Centre hospitalier – BP 609 BOULOGNE SUR MER Cedex Tél. : 03 21 99 30 34
Diabète et montagne Le bois de l’ours 15, rue du poët Ollagnier – 05107 Briançon Serre-Chevalier Tél. : 04 92 25 58 21
ANAES Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé.
ALFEDIAM Association de Langue Française pour l’Etude du DIAbète et des Maladies métaboliques.
OMS Organisation Mondiale de la Santé
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