Qu’est ce que le diabète ?
Le diabète est, s’il n’est pas pris en charge correctement, une maladie grave, d’évolution progressive et souvent silencieuse jusqu’à ce que des complications révèlent son existence. Il s’agit d’un dysfonctionnement du transport du glucose (sucre circulant dans le sang) vers les cellules de notre organisme. Aujourd’hui, près de 3% de la population française est concernée et cette proportion risque fort d’augmenter dans un avenir proche.
Lorsque tout va bien
L’énergie nécessaire à l’activité de notre organisme est fournie par l’alimentation. Carburant essentiel, le glucose est issu de la transformation des sucres par la digestion. Il peut circuler dans notre corps, être directement utilisé par les cellules qui en réclament ou bien stocké, essentiellement au niveau du foie et des muscles, dans l’attente de futurs besoins. Mais le parcours du glucose dans l’organisme est sous la dépendance d’une hormone, l’insuline. Sécrétée par le pancréas (glande située près de l’estomac) son action est communément comparée à celle d’une clé ouvrant les cellules au glucose sanguin et assurant son utilisation ou son stockage. Le pancréas adapte en continu sa production d’insuline afin de maintenir la quantité de glucose dans le sang (glycémie) à un taux environ constant. La quantité d’insuline augmente donc naturellement dans le sang après chaque repas, assurant le stockage dans le foie et les muscles et la consommation du glucose. Entre les repas, sa diminution permet la libération et l’utilisation des stocks de glucose, jusqu’au repas suivant.
Quand le diabète altère la façon dont le corps utilise les aliments
Le diabète désigne plusieurs troubles métaboliques dont la caractéristique commune est l’augmentation du taux de glucose sanguin (hyperglycémie). Cette accumulation de sucre dans le sang résulte d’une déficience de la production d’insuline par le pancréas ou d’un défaut d’utilisation de l’insuline par l’organisme. Selon les recommandations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) on parle de diabète lorsque la mesure de la glycémie à jeun est supérieure à 1,26g/litre, mesurée à deux reprises sur une période de une à deux semaines. Ou encore lorsque la glycémie à un moment quelconque de la journée est supérieure ou égale à 2g/litre.
2 types de diabète sont classiquement évoqués :
- Le diabète de type I : diabète insulinodépendant ou maigre, il est caractéristique de l’enfant ou de l’adulte jeune et traduit une insuffisance ou une absence de sécrétion d’insuline par le pancréas. Il touche 10% de l’ensemble des diabétiques et seules des injections quotidiennes d’insuline permettent de stabiliser leur glycémie. Il ne passe jamais inaperçu.
- Le diabète de type 2 : diabète non insulinodépendant ou gras, il est caractéristique de l’adulte de plus de 40 ans et associe une perte de l’efficacité de l’insuline au niveau des cellules (insulinorésistance) à une diminution graduelle de la sécrétion. Son évolution lente et silencieuse fait qu’il n’est souvent découvert que tardivement et de façon fortuite. 90% de l’ensemble des diabètes sont de type 2, et sont directement liés à l’embonpoint, au manque d’activité physique et aux antécédents familiaux. Il touche plus de femmes que d’hommes et de plus en plus d’enfants sont concernés, du fait de l’augmentation de l’obésité et de la sédentarité dés le plus jeune âge. Si les injections d’insuline ne sont pas obligatoires dans un premier temps elles peuvent le devenir lorsque le régime alimentaire, l’activité physique et, le cas échéant, le traitement oral, ne suffisent plus à stabiliser la glycémie.
D’autres causes peuvent engendrer des désordres de la glycémie et provoquer des symptômes de diabète. Ainsi, des hyperglycémies apparaissent parfois suite à la prise de certains médicaments ou découlent d’une pathologie initiale. Enfin, le diabète gestationnel est une forme de diabète transitoire qui se développe au cours de la grossesse pour disparaître le plus souvent dans les six semaines suivant l’accouchement. Les femmes souffrant de ce type d’intolérance au glucose risquent néanmoins d’être confrontées aux mêmes soucis lors d’une grossesse ultérieure et de développer plus tard un diabète de type 2.
Pour en savoir plus :
- Association de Langue Française pour l’Etude du DIAbète et des Maladies métaboliques
» http://www.alfediam.org/ Société savante francophone qui vise à favoriser le recherche diabétologique, améliorer la qualité des soins délivrés aux diabétiques et diffuser les connaissances sur le diabète.
- site de la faculté de médecine Pitié-Salpêtrière
» http://www.chups.jussieu.fr/ Vecteur d’information et d’échange.
- site de médecine générale
» http://www.esculape.com/
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